La vie Communale

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Liées aux quatre châteaux aux caractéristiques spécifiques, les chapelles sont nombreuses, pour certaines elles ont disparu et d'autres sont encore présentes dans nos campagnes.En effet, pas moins de neuf chapelles ont traversé l'histoire.



La chapelle de la Gigoulais




Cette chapelle occupant un talus de pierre et de terre située sur l’éperon rocheux est consacrée à la Sainte-Trinité. À proximité de ce site occupé dès le haut Moyen Âge, du VIe au Xe siècle, un dépôt de haches datant de l’âge du bronze a été mis au jour.













La chapelle de la Trinité de Clivoy




La chapelle de la Trinité de Clivoy est située à trois kilomètres au sud-ouest de Chailland. Elle dresse tristement ses vieux murs en maçonnerie de grès, dans une prairie, à proximité de la ferme de la Trinité, à 800 m du château de Clivoy.

Délaissé par les hommes, cet humble sanctuaire n’attire plus de nos jours que de très rares visiteurs. Sauvé de la ruine grâce à la réfection de sa toiture il y a quelques années, il sombre néanmoins peu à peu dans l’oubli. Un petit geste des hommes permettrait sûrement d’y effectuer quelques réparations et aménagements qui pourraient assurer sa sauvegarde !

Cet édifice est pourtant construit sur un des plus anciens lieux habités de la région de Chailland. En effet, des textes signalent, dès les premiers siècles, sous le règne de Saint-Julien, évêque du Mans, la présence de clairières défrichées dans la région de Clivoy. Mises en valeur par des ermites, ces terres comptaient au nombre des possessions de l’Eglise du Mans. Plus tard, de 971 à 994, l’évêque Sigefroy, désireux d’obtenir l’aide et l’appui du Comte de Vendôme, lui donna l’ermitage de la Trinité, qualifié de prospère avant l’an 900.

A la suite de cette donation, les seigneurs de Vendôme devinrent les seigneurs de Clivoy. Puis la chapelle, l’ermitage et tous ses biens furent cédés à l’abbaye de la Roë ; la possession du sanctuaire «  Capella sancte Trinitatis de Quiveto » lui fut confirmée par le pape Lucius III, en 1184. Par la suite, la cure de Chailland reçut la chapelle et la jouissance de tous ses droits contre une rente de 60 sols. Sous la Réforme et pendant les guerres de religion, les seigneurs de Clivoy, puis de Goué, utilisèrent le sanctuaire pour inhumer, selon leurs rites protestants, quelques membres de leurs familles. Ce fut ainsi jusqu’en 1624, date à laquelle Jean de Goué, seigneur de Clivoy, adopta la religion catholique.

Jean de Goué fit bâtir un autre édifice sur l’emplacement de l’ancienne chapelle ; les sépultures de ses ancêtres protestants furent respectées et le nouvel édifice reçut sa bénédiction du doyen d’Ernée le 17 avril 1625 car « elle était polluée à cause des sires de Clivoy qui étaient de religion prétendue réformée, qui étaient enterrés dans la dite chapelle ».

Le sanctuaire que nous pouvons voir aujourd’hui a conservé l’aspect que lui avait donné Jean de Goué. Il était encore un lieu de pèlerinage au début de notre siècle. Les habitants des environs venaient y invoquer Saint Fort pour qu’il fasse marcher leurs jeunes enfants.

Au fil des ans, la chapelle de la Trinité de Clivoy a perdu sa toile peinte qui représentait le mystère de la Sainte-Trinité, ses statues anciennes de Saint Julien et Saint Fort et sa croix en fer forgé aux trois branches à fleur de lys qui, restée à Chailland, décore le chœur de l’église.

Ce modeste sanctuaire ne possède aucun style particulier mais ses pierres ont abrité l’Histoire et …il ne mérite pas cet état d’abandon.





La Chapelle de l’Habit


L’Habit, cet édifice, dont la pierre est posée le 6 juin 1786, est élevé sur un emplacement occupé initialement par un ermitage dédié à saint-Barthélémy – ou Riflard – qui est, d’après la tradition, l’un des premiers solitaires à l’avoir occupé. L’ermitage est ultérieurement remplacé par un prieuré de saint Martin, qui relève de l’abbaye Saint-Jouin-de-Marnes. L’actuelle chapelle est construite avec des pierres provenant de l’édifice antérieur puis vendue comme bien national avec ses dépendances pendant la Révolution, pour 5 350 livres. Elles est utilisée comme grange en 1895, puis restaurée par les Chavagnac, et de nouveau ouverte au culte le 18 octobre 1899. Une statue de saint Barthélémy et une de saint Riflard – l’appellation locale du premier – sont conservées dans  la chapelle ; Barthélémy apôtre mort écorché vif, est réputé soigner les maladies de peau ou « rifles ».




Autres chapelles


  • Chapelle du château de Clivoy

  • Chapelle du château de la Forge

  • Chapelle des Courges




Chapelles disparues


  • Chapelle de la Forge

  • Chapelle de Lassis

  • Chapelle du Domaine 

    ">Malgré la disparition de la chapelle, on peut encore voir aujourd'hui les "Saints du Domaine". Ils sont situés dans le renfoncement d'un mur du pignon de la maison du Domaine. On peut les apercevoir au cours de la randonnée "La vallée d'Authion". On compte 4 Saints, dont Saint-Malo, qui a pour vertu de guérir les maux de dents.